dimanche 31 août 2014

L'enfer, c'est les autres

"'L'enfer c'est les autres' a été toujours mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c'était toujours des rapports infernaux.
Or, c'est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut être que l'enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes.
Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné, de nous juger. Quoi que je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans. Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans.
Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui.
Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous"
— Sartre, Commentaire sur le CD Huis Clos, 1964

Au départ j'étais lancée sur un long post, pour expliquer mon ressentit de ces derniers jours, et la prise de conscience qui en a découlé aujourd'hui. A propos du décès de maman qui fait toujours aussi mal 10 mois après malgré ce que certains semblent croire ; à propos d'un ras-le-bol nerveux quant à la réalisation que non, tout le monde ne respecte pas forcément son prochain dans le monde du travail ; que non, tous les amis ne sont pas des amis ; que le passé est un fantôme envahissant qu'il ne faut pas laisser s'installer ; que les cauchemars ne sont pas uniquement là pour faire mal ; à propos de ce corps qui n'est peut-être pas forcément tous les jours un fardeau ; etc...

Et puis je me suis rappelée de cette pièce de théâtre qui m'avait sacrément chamboulé à l'époque où je l'avais lu et... voilà. Je pense qu'en fait, c'est mieux que ce que je ne pourrais jamais expliquer.

Alors je tourne une page, et laisse ma plume griffonner frénétiquement sur celle, blanche, qui s'offre de nouveau à moi aujourd'hui.

mercredi 20 août 2014

Horizon

Deux clichés retrouvés par hasard en triant ma carte mémoire.



Et un troisième volé à l'immeuble d'en face...


vendredi 15 août 2014

STLD

Le principe du STLD ("Spread The Love Day") organisé par le groupe The Greatest Thing est -à la base- de contrer le règlement débile de dA qui consiste à virer au puritanisme aiguë dès qu'on dessine quelque chose d'érotique, alors qu'en revanche, une femme avec les cuisses écartées en train de se "caresser" (pour rester poli...) en photo, passe saaaans problème et obtient même tous les éloges.

Il est organisé une fois par an, avec ce joli message :
"Le but est de montrer qu'un dessin érotique n'est pas un dessin pornographique. Qu'il peut représenter une scène d'amour et de tendresse via l'acte sexuel, sans être vulgaire."

Cette année, j'ai participé deux fois !! 
Une fois avec un dessin à moi que j'ai bien cru ne jamais réussir à finir dans les temps (et à finir tout court d'ailleurs) : il s'agit de deux messieurs mais bon, celui qui traine par terre étant une geisha "mâle", forcément... il ressemble à une femme.

Et une fois avec une collaboration à nouveau, avec Ludimie ! Cette fois Ludimie nous a dessiné une bien sensuelle Fressande, dans les bras de mon personnage, Hakim.